Molenbeek augmente le nombre de rues scolaires
L’échevine Saliha Raïss annonce (Vooruit.brussels) : « Chaque enfant doit pouvoir se rendre à l’école en toute sécurité. »

À partir du 9 novembre, une rue scolaire sera mise en place à titre expérimental devant l’école primaire De Klimpaal, située dans la rue de la Borne, à Molenbeek. Une partie de la rue sera fermée à la circulation automobile au début et à la fin de la journée scolaire.
Pour l’échevine de la Mobilité et de l’Enseignement néerlandophone, Saliha Raïss (Vooruit.brussels), l’extension du nombre de rues scolaires constitue une priorité politique majeure. La collaboration avec les écoles est au cœur de cette démarche. L’initiative de créer une rue scolaire part d’une demande concrète de l’établissement lui-même. Lorsque cette demande rejoint la volonté politique de sécuriser les abords des écoles, elle constitue une base solide pour un projet durable, auquel les parties concernées adhèrent pleinement.
« Chaque enfant doit pouvoir se rendre à l’école en toute sécurité, c’est aussi simple que cela », déclare Saliha Raïss, échevine de la Mobilité et de l’Enseignement néerlandophone à Molenbeek (Vooruit.brussels). « Aux heures les plus chargées, les abords de l’école doivent être un lieu où chacun peut circuler en toute visibilité et en toute sécurité. C’est pourquoi nous voulons offrir davantage d’espace aux enfants, aux parents et au personnel scolaire. Réduire la circulation automobile à ces moments de forte affluence doit également permettre de diminuer le bruit et le stress, tout en améliorant la qualité de l’air. Nous contribuons ainsi directement à rendre nos quartiers plus agréables à vivre. »
Une approche adaptée à chaque lieu
Pour concrétiser cette ambition, Saliha Raïss souhaite continuer à augmenter le nombre de rues scolaires dans sa commune. Ainsi, une rue scolaire sera mise en place à titre expérimental devant l’école primaire De Klimpaal, dans la rue de la Borne, du 9 novembre 2026 au 12 février 2027 inclus. Le tronçon de la rue de la Borne situé entre la rue de la Savonnerie et la rue de l’Éléphant sera fermé à la circulation automobile les jours d’école, de 8 h 15 à 8 h 45. Le dispositif sera également d’application les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 15 h 20 à 15 h 50, ainsi que le mercredi de 12 h 15 à 12 h 45. Les piétons, les cyclistes et les services de secours conserveront l’accès à la rue. Les gardiens de la paix contribueront au bon déroulement de la mise en place du dispositif.
« Une rue scolaire doit être adaptée à la fois aux besoins de l’école et à ceux du quartier. C’est pourquoi nous examinons chaque situation individuellement afin de réduire la pression du trafic et les situations dangereuses. L’aménagement de la rue, les horaires scolaires ainsi que l’accessibilité des logements et des commerces sont autant de facteurs qui déterminent la manière dont nous mettons en place le dispositif », explique Saliha Raïss.
Des réactions positives
La direction et le personnel de l’école sont associés au projet dès le départ afin de recenser les difficultés et les besoins pratiques. Dans la mesure du possible, les parents sont également invités à participer à la réflexion. Les riverains sont eux aussi consultés au sujet de leurs déplacements, de l’accès aux habitations et aux garages, des livraisons et du stationnement.
Dans la rue de la Semence, aux abords de l’école primaire De Knipoog, une rue scolaire permanente a déjà été instaurée en 2025, à la suite d’une expérimentation concluante menée à l’automne 2024. L’école, les parents et les riverains ont exprimé des avis globalement positifs concernant le calme et la sécurité aux abords de l’établissement.
L’expérimentation menée à De Klimpaal sera évaluée sur la base des observations réalisées sur place et des retours d’expérience de l’école et du quartier. Cette évaluation permettra de décider si la rue scolaire doit être maintenue. Entre-temps, la commune souhaite également permettre la mise en place d’autres projets expérimentaux, toujours sur la base d’une demande concrète et en collaboration avec les écoles concernées.
« Une rue scolaire n’est pas une fin en soi, ni une solution standard que l’on peut appliquer partout de la même manière. Il s’agit d’une mesure concrète visant à réduire les conflits et les situations dangereuses aux abords des écoles. Pendant toute la durée de l’expérimentation, nous continuerons à être à l’écoute et à adapter le dispositif si nécessaire », conclut Saliha Raïss.